Le 21 Novembre 2017, lors des Assises de l’Economie de la Mer qui se tenaient au Havre, Edouard PHILIPPE lançait trois missions pour renforcer l’intégration des ports de l’axe Seine, de l’axe Méditerranée – Rhône – Saône et de l’axe Nord, dans le but d’en faire les trois portes d’entrées principales du système portuaire français.
[ismember] Il y a quelques jours, lors du Comité Interministériel de la Mer (CIMER) organisé à Dunkerque, le Premier Ministre a annoncé « qu’il était temps pour HAROPA de passer à une intégration encore plus poussée et de fusionner les trois ports du Havre, de Rouen et de Paris, dans un établissement public, doté de trois implantations territoriales, qui devra être opérationnel au plus tard le 1er Janvier 2021 ».
Les professionnels demandent de pouvoir peser dans les choix stratégiques
Cette gouvernance unique pour l’Axe Seine était une demande de longue date des professionnels du secteur maritime et portuaire et de SeinePort Union en particulier.
La fédération regroupant l’UMEP, l’Union Portuaire Rouennaise, la Communauté Portuaire de Gennevilliers et celle de Paris, par la voix de son Président Erwan LE MEUR, avait expliqué très clairement qu’elle souhaitait être partie prenante de cette nouvelle organisation. Ce que confirme Michel SEGAIN : « C’est quelque chose qui va globalement dans le bon sens. Le dossier est très dense. Et il mérite toute notre attention. À savoir maintenant quelle part sera réservée au secteur privé, comment sera-t-il représenté ? Des instances comme l’UMEP ou SeinePort Union à l’échelle de l’axe Seine représentent l’intérêt commun. Le gouvernement parle également de transition énergétique. Il est clair qu’il faut développer beaucoup plus le fluvial et le ferroviaire. La Ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, Élisabeth BORNE doit nous recevoir prochainement » explique-t-il.
Jean-Louis LE YONDRE, Président du Conseil de Développement du GPMH, est, lui aussi, satisfait de la fusion des ports du Havre, de Rouen et de Paris. Il attire cependant l’attention sur l’importance de voir l’état-major et le commandement de la nouvelle organisation, implantés au Havre.
Il précise que « le Conseil de Développement souhaite rencontrer rapidement le préfigurateur afin de lui exposer ses attentes et avoir les éclaircissements nécessaires au positionnement du Havre vis-à-vis de ses collègues de Rouen et de Paris» et ajoute « nous contribuerons à la construction de cette future entité… Le Conseil de Développement souhaite se positionner dans le futur conseil nouvelle version sous quelque forme qu’adopte ce conseil.
Il attend que tous les grands investisseurs et les principaux acteurs de la place portuaire, armateurs, agents maritimes, manutentionnaires, commissionnaires de transport internationaux soient actifs au niveau du nouveau conseil ».
A noter : la Ministre des Transports, Elisabeth BORNE, est chargée dans les trois mois qui s’ouvrent de commencer une concertation avec l’ensemble des parties prenantes.
« Un préfigurateur à la fusion sera chargé, d’ici début 2020, « de proposer les règles de fonctionnement du nouvel ensemble, d’ouvrir le chantier de l’harmonisation sociale en veillant bien entendu aux spécificités de chaque implantation territoriale, d’élaborer le projet stratégique du port et de proposer un contrat d’objectifs pluriannuels entre le port et l’État. Le Gouvernement introduira dans la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM), après que ces concertations auront eu lieu, une habilitation à prendre par ordonnances les dispositions adaptées » a indiqué le Premier Ministre lors de son discours du 15.11.2018.
Sources : Discours E. PHILIPPE Assises de l’Economie de la Mer – 21.11.2017 / Discours E. PHILIPPE CIMER – 15.11.2018 -Stéphane SIRET, Paris-Normandie – 16.11.2018, François HAUGUEL – 17.11.22018 -FR3 Baie de Seine, Edition du 16.11.2018 / Photo : © D. GUILLAUME
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