C’est un bilan positif du transport fluvial sur la Seine que dresse VNF (Voies Navigables de France) de 2018.
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En 2018 : environ 265 000 conteneurs ont transité par le bassin de la Seine
Pour ce faire, le groupe logistique Rhénus a positionné deux bateaux de transport de marchandises sur le bassin de la Seine.
Pour Dominique Ritz, directeur du bassin de Seine chez VNF, il s’agit « d’un bon présage et la preuve d’un « dynamisme » de l’activité sur le fleuve ». Ce bassin est « canalisé et maîtrisé grâce à des infrastructures qui font l’objet d’investissements réguliers pour en conforter « la résilience » comme le souligne le rédacteur chez Paris Normandie.
Pas loin de 300 millions d’euros de budget
Ce budget est alloué pour « régénérer » les barrages eurois de Poses et de Port-Mort ou encore renforcer l’écluse de Méricourt (Yvelines). « C’est important pour la fiabilité de la voie d’eau » souligne Dominique Ritz. Selon la direction de VNF, la « fiabilité » de la Seine permet de « séduire » pas loin de six cents opérateurs sur le fleuve (les chargeurs et les professionnels du transport).
Retour sur le bilan
En début d’année 2018, les inondations ont perturbé la navigation sans jamais l’interrompre. Ainsi, le tonnage transporté a progressé de 3,8 %, à 21,5 millions de tonnes. 15,237 millions de tonnes, c’est le trafic entre Paris et Le Havre (la Seine aval). Ce qui correspond à une hausse de 7,9 % par rapport à 2017 et à une croissance qui se situe entre 2,9 % à 3,54 milliards de tonnes au kilomètre.
Néanmoins, l’activité conteneurs sur la Seine en 2018, correspond à 265 000 EVP, engendrant une croissance de 0,4 %. « Cette reprise est due à la forte progression du trafic du port de Rouen (+ 9,3 % en volumes) grâce à l’approvisionnement des silos portuaires et à l’augmentation de 6 % des conteneurs maritimes », indique VNF.
« Nous sommes face à une problématique de gestion de conteneurs vides chez les opérateurs et il y a eu un léger tassement l’an dernier dans le port du Havre », ajoute Dominique Ritz.
Les céréales et les matériaux de construction : un mode de croissance
Les trafics céréaliers (blé et orge) ont progressé en 2018 de près de 26 %. Et prochainement des « hubs » logistiques massifiés vont se développer par exemple sur le réseau à grand gabarit de la Seine et de l’Oise.
Quant aux matériaux de construction, ils représentent 63 % des trafics du bassin de la Seine, avec une croissance proche de 5 % en tonnage (+ 1,9 % en tonnes par kilomètre).
La reprise de l’activité du BTP en Ile-de-France, associée aux prémices des chantiers du Grand Paris avec le transport de déblais et les approvisionnements en matériaux (granulats…), serait la raison de cette hausse d’après VNF.
Malgré tout, il reste une grande marge de progression. « On peut quasiment quadrupler le trafic sur la Seine sans avoir besoin de modifier nos ouvrages », assure Dominique Ritz.
Source : Paris Normandie – 20.03.2019
Source image : Pixabay
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