Les nouvelles normes antipollution accélèrent la transition énergétique du secteur du transport fluvial.
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Le 29 mai 2019, un colloque organisé à Paris par le Ministère de la Transition écologique, VNF et Haropa a marqué la première étape pour répondre à l’enjeu écologique. 300 personnes se sont réunies sur le thème du « transport fluvial à l’heure de la transition énergétique ».
Dans les solutions trouvées, il y a le recours au carburant de synthèse GTL (Gas-To-Liquid). Obtenu par transformation chimique du gaz naturel pour le rendre liquide à température et pression ambiante, le GTL réduit les émissions de particules et d’oxydes d’azote mais pas de CO2.
Le GNL (Gaz Naturel Liquéfié), avec un surcoût de 3 centimes par litre et des installations encombrantes, il peut remplacer le gazole dans les moteurs actuels à 99 % des bateaux sans aucune modification. Par exemple, la compagnie de croisière strasbourgeoise, Batorama, utilise uniquement ce carburant depuis 2018.
À plus long terme, l’hydrogène (électrique sur une batterie ou sur une pile à combustible) : « C’est la solution d’avenir mais il nécessite encore des études ainsi qu’un changement de réglementation », a indiqué Erik SCHULZ, de la plateforme européenne des transporteurs fluviaux.
La propulsion électrique est plus souple, car le générateur peut fonctionner au diesel ou au gaz voire être remplacé plus tard par une batterie ou une pile à combustible, explique Jean-Charles NAHON, du GICAN.
Source : Etienne BERRIER – Le Journal de la Marine Marchande – N°5098 – 06.2019
Source image : pixabay
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